Automotorsone, actualité automobile

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samedi 7 avril 2007

Suzuki GSR 600

Le méchant roadster On attendait depuis plusieurs années une Bandit 600 dotée du dernier moteur de la GSX-R, puis une B-King… Des premières maquettes dessinées en janvier 2004, Suzuki aura mis moins de deux ans pour dévoiler la GSR 600 au Mondial 2005. A mi-chemin des attentes, il s’agit d’un vrai nouveau modèle, designé en Europe, venu reprendre le terrain gagné depuis quelques années par les Hornet et autres Fazer. La GSR profite des dernières innovations, injection double-papillons, système antivol à transpondeur, phares LED, respect de la norme EuroIII... Les ambitions sont là et les moyens ont été mis : Suzuki espère en vendre plus de 5.000 en 2006 !

samedi 24 février 2007

Auto-trafic.com l'echange de visiteurs automatique

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lundi 7 novembre 2005

Fiat Grande Punto

Après deux générations de Punto, le constructeur italien présente la Grande Punto. Une troisième mouture de la citadine de Fiat (le constructeur avoue viser les 40 % de son chiffre d'affaire en Europe avec ce modèle), qui affiche des ambitions à la hausse. Produite à plus de six millions d'exemplaires dont 550.000 pour la France, les Punto I et II ont profité d'un succès considérable. Si une ultime version de la Punto II (la Cult essence et diesel) reste disponible dans les concessions jusqu'à fin 2006 pour 8 990 € suivant les promotions, la nouvelle Grande Punto fait table rase. Plus longue, plus belle, plus sûre, mieux finie et mieux équipée, elle conserve un tarif plancher. Quelle citadine pourra résister à la Grande Punto ?

Presentation Quelle gueule ! Les italiens ne sont pas peu fiers de leur culture du design et ont décidé de le montrer, même sur une citadine destinée à devenir populaire, comme ce sera le cas sur la nouvelle Fiat 500 qui apparaîtra en 2007. C'est une fois de plus ItalDesign -avec aux commandes Giugiaro- qui a été nommé responsable du coup de crayon. Et c'est une réussite. La référence à la Maserati 3200 GT est affichée, avec ses blocs optiques imposants mais effilés qui encadrent une calandre en forme de bouche grande ouverte pour aspirer l'air, et pourquoi pas la concurrence. De la Punto II, on reconnaît l'esprit, mais la gain en personnalité est perceptible. Restent les optiques arrières verticales. Plus racée, mieux campée sur ses roues, la Grande Punto a… grandi ! Elle affiche 20 cm de plus en longueur, 27 cm de plus en largeur et 14 cm en hauteur. Le gabarit se rapproche désormais d'une Bravo en longueur (sans toutefois être aussi large) pour le bénéfice de l'habitabilité et de la sécurité avec une coque plus rigide et mieux étudiée en crash-tests. Les versions 3 et 5 portes (500 € de différence) affichent quasiment le même profil, avec une large custode arrière, qui gène un peu la rétrovision de ¾ arrière. Un détail, les rétroviseurs ont été soignés, avec un emplacement sur la portière, qui rappelle le cabriolet Barchetta. D'ailleurs, la version cabriolet de la Grande Punto est à l'étude avec une incertitude quant à son toit : en toile ou rigide escamotable ? A suivre !

Interieur Le sentiment premier, lorsque l'on pénètre l'habitacle de la Grande Punto, c'est l'espace gagné, même si le coffre est, lui, plutôt restreint. Malgré un tableau de bord massif, on n'a jamais la sensation d'être engoncé dans cette nouvelle Punto. L'ergonomie a fait des progrès évidents et même les grands conducteurs trouveront une position de conduite impeccable. La finition a aussi progressé et les matières sont plus agréables au touché, même si cela est moins vrai pour les commodos et les tissus de la sellerie standard. On regrette que l'insonorisation n'ait pas été plus poussée, le bruit des mécaniques diesel étant encore trop présent dans l'habitacle. L'équipement des Grande Punto a fait l'objet de soins particulier. Fiat ambitionne tout simplement de proposer la citadine au meilleur rapport prix/équipements ! Pas moins de cinq niveaux de finitions existent, dont le premier (Active) offre 4 airbags, l'ABS, lecteur de CD et vitres/rétroviseurs électriques. Fiat pense vendre en majorité des Punto de deuxième niveau de finition (Dynamic) qui propose en plus la climatisation et deux airbags supplémentaires, contre une rallonge de 1 000 €. A noter, la version Sport (ESP, châssis sport, jantes de 17 pouces) n'est disponible qu'en version diesel 130 ch. Une version luxe (baptisée Collezione) propose la sellerie en cuir et le toit en verre sur les deux diesel 90 et 120 ch. Bien sûr, tous ces équipements et la construction plus sérieuse grèvent le poids. Suivant les versions, cette Grande Punto pèse 140 kg de plus que la génération précédente.

Moteur Le pari affiché de Fiat est d'orienter sa gamme Grande Punto vers une omniprésence du diesel. En atteste l'offre en essence, aujourd'hui réduite aux 65 et 77 ch. Pour 2006, une 95 ch apparaîtra, ainsi qu'une version sportive, baptisée Abarth en référence au passé (Carlo Abarth a été pilote et directeur sportif avant de voir sa société de préparation mécanique rachetée par Fiat, qui apposera son patronyme sur certaines versions sportives). Une base pour engager la Punto en championnat des Rallyes (comme l'atteste le modèle présenté sur le stand Fiat du salon de Francfort) qui héritera d'une mécanique avoisinant les 200 chevaux. Mais pour l'heure, le constructeur italien table sur 60 % des ventes de Grande Punto en diesel. Pour se faire, quatre puissances sont disponibles de 75, 90, 120 et 130 chevaux, toutes aux normes Euro4. Une version 150 ch. devrait voir le jour en 2006, qui annoncera la fin de la version 120 ch., redondante avec la 130 ch. Dès le premier niveau de motorisation, la Punto se montre agréable et efficace. Certes, son poids élevé ne rend pas la tâche facile au très compact 1.3 Multijet, d'autant que le turbo n'entre timidement en action qu'à partir de 1 600 tr/min. Mais les performances sont honorables, à condition de rester dans la plage d'action du turbo. Peu aisé d'autant que la commande de boite (5 vitesses) est imprécise et n'incite pas à jouer avec. Au-dessus, la 90 chevaux offre un regain de couple et de performances pures (et une commande 6 vitesses), pour une consommation tout aussi minime que le 75 ch. Plus forte motorisation -pour l'heure- , les 120 et 130 chevaux (le 130 est pour l'instant réservé à la version Sport qui sera associée en février prochain au 95 ch essence) du 4 cylindres 1.9 Multijet impressionnent. Si la version sport est trop ferme en suspension, on apprécie le punch et les performances de ce bloc. Les accélérations sont efficaces et les relances vigoureuses, même si le turbo est encore lent à entrer en action à bas régime. Les vibrations et la sonorité trop importante entachent l'agrément, alors que les remontées parasites dans le volant font leur apparition sous les coups de boutoir du turbo qui offre à cette mécanique pas moins de 280 Nm. La transmission automatique Dualogic sera disponible en mars 2006 sur les 90 ch. diesel et 77 ch. essence.

Sur la route Avec son empattement revu à la hausse, la Grande Punto s'offre une tenue de route très rassurante. Une partie de sa plate-forme est issue de l'ancien partenariat avec Opel. En ville, on apprécie l'assistance de la direction électrique débrayable. Sur la route, la stabilité de la Grande Punto est d'un bon niveau. Elle vire presque à plat et se laisse guider avec précision grâce à sa direction franche. Le confort de nos modèles d'essai était plutôt typé ferme, à cause des jantes de 16 pouces (en option). On apprécie surtout le freinage puissant au mordant franc et direct qui surprendra au premier abord. Heureusement, en situation d'urgence, l'ABS veille au grain, même si dans ces cas-là, la Grande Punto plonge beaucoup, s'écrasant sur ses suspensions. A rythme élevé, on apprécie sa grande neutralité, et son comportement sous-vireur sans excès et sans surprise. La version Sport se révèle bien moins confortable à cause de ses jantes de 17 pouces et son châssis raffermi. La tenue de route gagne en vivacité au détriment du confort. Par ailleurs, l'ESP veille, tout en se montrant discret.

Bilan La nouvelle Grande Punto devrait se tailler une belle part du marché des citadines. Avec sa ligne séduisante, son équipement important et ses tarifs serrés, elle devrait donner des complexes aux Opel Corsa, Renault Clio, Peugeot 206, Nissan Micra, Ford Fiesta et Toyota Yaris. Niveau ligne, il n'y a que la 206 pour afficher autant de personnalité. L'espace à bord est un des plus important, ceci au détriment du gabarit extérieur, qui n'a plus grand chose d'une citadine. Ses motorisations diesel ne lui donnent pas totalement l'avantage, en attendant la version 150 ch. du Multijet. Reste l'argument tarif, qui est globalement 5 à 10 % inférieur à ses concurrentes pour un niveau d'équipement un brin supérieur. Les prix d'attaque sont de 10 800 € pour une essence et 12 600 € pour un diesel. Enfin, s'alignant sur les autres constructeurs, Fiat propose des méthodes de financement agressives, avec des solutions sans apports mais aussi des programmes incluant financement, entretient et assurance.



Salon de Tokyo 2005 : >MAZDA Senku

Incontestablement, Mazda fait partie des constructeurs les plus en pointe en matière de design actuellement. Surtout si l'on considère que le japonais ne s'égare pas souvent dans des voies certes très récréatives et réjouissantes, mais qui prennent souvent l'allure d'un cul de sac. Les concept cars Mazda, eux, sont souvent annonciateurs de futurs produits de route, et souvent aussi à très court terme.

C'est en cela qu'il faut prendre au sérieux le Senku présenté à Tokyo. Il préfigure ce qui sera le remplaçant de l'actuel coupé RX-8. La Mazda Senku est en effet un coupé quatre places de 4,10 m de long à l'allure sportive et élégante, aux lignes très pures et particulièrement acérées. Bâti sur un très long empattement, il devrait réserver une habitabilité en gros progrès par rapport à la RX-8. Dans la lignée du slogan de la marque (zoom zoom !), Le nom Senku est un terme japonais qui se traduit par "pionnier", décrivant ainsi l'esprit poursuivi par le constructeur.

Ce concept car s'est dispensé, pour le moment, de phares à l'avant, remplacées par des optiques miniaturisées à diodes électroluminescentes, ce qui ne l'empêche pas d'afficher une calandre agressive et fort suggestive. Le coupé RX-8 avait innové avec son habitacle 2+2 auquel on accède par quatre portes (deux grandes secondées par deux petits portillons) à couverture antagoniste, sans pied milieu.

Le concept car Senzu, dû à Norihito Iwao, du centre de recherche de Mazda à Yokohama, explore une autre voie, celle de deux grandes portes coulissant électriquement qui, ouvertes, se transforment en immenses ailes qui lui donnent un petit air de… Batmobile ! Ce n'est sans doute pas un hasard mais juste un petit clin d'œil… La Mazda Senku prétend offrir de la place pour quatre adultes. Disons que là encore, ce sont les passagers avant qui sont privilégiés, ceux de l'arrière restant, comme dans le RX-8, réduits à la portion congrue.

L'habitacle fait la part belle à une décoration en rouge et noir, deux couleurs traditionnelles dans la culture japonaise. Le poste de conduite, lui, voit regroupée toute l'instrumentation à l'intérieur de la jante du volant, une solution vue il y a au moins trente ans en Europe. Et comme il se doit, il dispose de tous les raffinements habituels : caméras d'environnement pour éliminer les angles morts, système de vision nocturne, suivi des lignes blanches de la chaussée…

Dotée d'un centre de gravité très bas, et d'une transmission intégrale, la Mazda Senku jouit également d'une répartition des masses idéale (50/50), gages d'un excellent caractère sportif. Ce concept-car innove également sur le plan mécanique en présentant une nouvelle variante d'hybride, puisqu'il est motorisé par une future génération de moteur rotatif, type 13B-DI (le dada de la marque depuis des lustres), qui hérite pour l'occasion d'une injection directe, couplée à une unité électrique (moteur, générateur, batterie).

L'ensemble hybride est placé à l'avant tandis que des panneaux solaires translucides installés à l'arrière du toit et dans la poupe participent à l'alimentation électrique en fournissant un surcroît d'énergie aux batteries.

Design audacieux, technique innovante : deux arguments qui font de la Mazda Senku l'un des concept cars les plus attachants de ce salon de Tokyo

Salon de Tokyo 2005 : >FERRARI GG50

Giorgietto Giugiaro est l'un des plus talentueux et les plus prolifiques designers de notre époque. Il vient de fêter ses cinquante ans… d'activité. Eh oui, le bonhomme est né en 1938, ce qui lui fait 67 ans. Dès ses 17 ans, il entrait à la Carrozzeria Bertone, puis quelques années plus tard, fondait le studio Ital Design, aujourd'hui dirigé par son fils Fabrizzio. Il aura habillé un nombre impressionnant de voitures, dont beaucoup n'auraient sans doute pas fait la même carrière sans leur robe créée par Maître Giugiaro.

Impossible de les citer toutes, mais parmi ses réalisations les plus marquantes, citons l'Alfa GT Bertone, la De Tomaso Mangusta, l'Alfasud et la première Golf, la Lotus Esprit, et plus récemment l'Alfa Brera. Excusez du peu… Giorgietto a toujours bon pied bon œil, et garde un crayon acéré. Et pour fêter dignement ses 50 années de planche à dessin, lui qui aura passé l'essentiel de sa vie à dessiner des voitures pour les autres, a décidé de s'en dessiner une pour lui. Un modèle unique : une Ferrari. Il y a bien longtemps qu'une Ferrari n'avait plus porté autre chose que la griffe de Pininfarina. De mémoire, l'une des toutes dernières fut la GT4… Bertone. Il y eut aussi la Mondial, qu'il vaut sans doute mieux oublier.

Luca di Montezzemolo, le patron de la firme au cheval cabré, lui donna le feu vert, et Giugiaro se mit au travail. A l'ancienne, comme il l'a toujours fait, en réalisant des plans à quatre vues, côté, avant, arrière, vue de dessus, à la mine à crayon, avec une simple machine à dessiner. Giorgietto est parti d'une base de Ferrari 612 Scaglietti, qu'il s'est contenté de modifier selon ses désirs, sans en changer fondamentalement la structure, ni la mécanique. Le V12 titre toujours ses 540 chevaux. Mais il a considérablement adouci les arêtes vives qui marquent les formes voluptueuses de la Scaglietti (dessinée, rappelons-le, par un… Japonais) pour lui donner des volumes plus compacts, plus râblés.

La face avant a été sensiblement modifiée, avec un museau plus proéminent, comme un rappel subliminal de celui de l'ancienne Lancia/Ferrari D 50, et des phares disposés verticalement. Une discrète nervure en V sur le capot, confère à la GG50 (GG pour Giorgietto Giugiaro, 50 pour marquer ses 50 ans d'activité), un caractère plus volontaire que dans la Scaglietti. L'arrière, sensiblement raccourci, et doté de feux ronds asymétriques, est aussi plus ramassé, avec une lunette arrière plus pincée. Un toit photochromatique éclairant l'habitacle assure une continuité vitrée avec le pare brise. La longueur totale a été réduite de 4,90 m à 4,81 m. Le réservoir de carburant, vertical derrière les sièges arrière dans la Scaglietti, a été repositionné horizontalement dans la GG50 afin d'obtenir un plan de chargement plat. Car la GG 50 est doté d'un hayon arrière (quasi invisible), et les sièges arrière sont désormais rabattables…

Giugiaro voulait pouvoir profiter de sa Ferrari en famille, et qu'elle soit dotée d'un minimum de modularité. L'habitacle lui-même, mis à part les sièges arrière rabattables, a subi assez peu de modifications. L'instrumentation est celle de la Scaglietti. Seules quelques commandes sont passées de gauche à droite sur la nouvelle planche de bord. Les contreportes reçoivent des décorations en hêtre, plutôt rares sur une Ferrari moderne. Au total, la Ferrari GG50 ne tranche pas franchement avec la 612 Scaglietti qu'on connaît. Mais Giugiaro peut se vanter d'avoir un modèle absolument unique, et conforme à ses désirs, et ça, ça n'a pas de prix… La GG50 trônait à Tokyo sur le stand Bridgestone, pour la simple raison que cette voiture inaugurait une nouvelle gamme de pneus japonais de type runflat